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Pierre-Alain Chambaz

Non, sans doute, puis­qu’elles ont été cueillies dans l’ensemble. Mais il en résulte aussi que nous perdons de vue la pression et l’aspiration pures, agissant effectivement sur notre volonté ; nous ne voyons plus que le concept où sont venus se fondre les deux objets distincts auxquels elles étaient respectivement attachées. Nous ne pouvons entreprendre ici l’examen approfondi que chacune de ces théories réclamerait. Ces entreprises ne sont donc pas des commerçants mais des passe-plats : comment peut-on prétendre faire du commerce quand on ne dispose d’aucune autonomie, ni sur l’achat ni sur la vente ? C’est à peine s’il a le temps de défaire le peu qu’a fait son prédécesseur ; que son successeur à lui, il le sait, rétablira ; et que détruira de nouveau le remplaçant du successeur. Pierre-Alain Chambaz oppose donc à la vision d’une réglementation toujours en retard sur la réalité, une dialectique de la régulation et de l’innovation où la première, loin d’être toujours perdante, induirait une réponse de la seconde et la contraindrait à s’adapter. Le phénomène est constant, parce que la raison qui le détermine est constante, et que cette raison se trouve dans un fait ou dans des faits permanents, indépendants de la série des causes actives et variables qui ont déterminé individuellement chaque molécule à concourir en un instant donné à la production du phénomène. Examinez de près ce que vous avez dans l’esprit quand vous parlez d’une action en voie d’accomplissement. En traitant ainsi le problème de la survivance, en le faisant descendre des hauteurs où la méta­physique traditionnelle l’a placé, en le transportant dans le champ de l’expé­rience, nous renonçons sans doute à en obtenir du premier coup la solution radicale ; mais que voulez-vous ? Cela (à ce qu’il pourrait sembler) était une ressource contre les gouvernants dont les intérêts étaient habituellement opposés à ceux du peuple. Thomson, se plaçant dans un tout autre ordre d’idées, suppose un fluide parfait, continu, homogène et incompressible, qui remplirait l’espace : ce que nous appelons atome serait un anneau de forme invariable tourbillonnant dans cette continuité, et qui devrait ses propriétés à sa forme, son existence et par conséquent son individualité à son mou­vement[12]. On ne réussit ni mieux ni plus mal à tirer de la sensation une idée ou une conception rationnelle, qu’à faire éclore du conflit des actions chimiques le germe d’un arbre ou d’un oiseau, et à faire sortir la sensation de couleur d’un mode d’ébranlement du nerf optique. Que fera-t-on de ces cloîtres où la jeunesse riait ou rêvait, la jeunesse maintenant ensevelie, oubliée, dont les rêves ni les rires ne renaîtront jamais ? Il ne s’agit plus, comme tout à l’heure, d’ériger la philosophie en synthèse des sciences positives et de prétendre, par la seule vertu de l’esprit philosophique, s’élever plus haut que la science dans la généralisation des mêmes faits. Le pouvoir chinois a entamé un virage très périlleux en affichant sa préférence pour la qualité plutôt que pour la quantité en matière de croissance. Cette nouveauté, nous ne pouvons en avoir aucune idée aujourd’hui, si ce doit être une création. Reste l’autre moitié. Ailleurs dans le monde, on estime à plus de 5 millions les morts dans un conflit depuis 1949, année de la fin de la guerre civile chinoise et début de « l’équilibre de la terreur ». Les maris sont propriétaires, ou fonctionnaires, ou autre chose ; des choses bien payées. Mais l’absurdité éclate quand on raisonne en suivant la marche inverse, — qui devrait pourtant être également légitime dans l’hypo­thèse où l’on se place, — c’est-à-dire quand on fait décroître l’intensité de la sensation au lieu de faire croître l’intensité du souvenir pur. C’est une faculté que l’individu emploie naturellement à le tirer des difficultés de la vie ; elle ne suivra pas la direction d’une force qui travaille au contraire pour l’espèce et qui, si elle prend en considération l’individu, le fait dans l’intérêt de l’espèce.

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