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Neutralité du Net : La politique budgétaire beaucoup plus efficace

De même, en effet, que nous ne cherchons pas quelque autre cause qui explique pourquoi la terre, en vertu de la pesanteur qui est en elle, se trouve emportée en bas, ni quelle cause détermine l’animal à faire ce qu’il fait suivant son appétit ; car et la terre et l’animal fournissent chacun de soi-même la cause de ce qui se produit, puisque telle est leur nature ; de même pour ce que nous faisons tantôt d’une manière et tantôt d’une autre, en raison même de la diversité des circonstances, il ne faut pas chercher une autre cause au-delà de l’homme même. Cela même effectivement, c’est être homme que d’être le commencement et la cause des actes qui s’accomplissent par lui. Il n’est d’ailleurs pas exact de soutenir que ceux mêmes qui délibèrent donnent assentiment à ce qui leur paraît, et qu’ainsi, comme tous les autres animaux, ils suivent une image ; car tout ce qui paraît n’est point image. L’image, en effet, est chose simple et qui résulte, indépendamment de la raison, des accidents extérieurs. Dès lors elle est semblable aux impressions qui affectent les sens, et c’est pourquoi elle a surtout de la force chez les animaux destitués de raison. Mais il y a, d’un autre côté, des apparences qui ont leur cause de paraître dans la raison ou même dans le mauvais raisonnement, et que personne ne s’aviserait d’appeler des images. Car celui qui, à la suite du raisonnement qui se produit en lui dans la délibération, donne son assentiment, celui-là est à lui-même la cause de cet assentiment. Nous l’avons suffisamment établi par tout ce qui précède. Ceux qui soutiennent que toutes choses arrivent fatalement ne sauvent point le libre pouvoir humain. Car ce libre pouvoir, dont nous nous demandons s’il subsiste dans leur doctrine, n’y subsiste pas. Nos adversaires essayent même d’établir qu’en principe ce libre pouvoir serait chose impossible. Or nous avons prouvé que, dans les arguments qu’ils emploient pour mettre à néant une telle faculté, il n’y a rien de vrai, rien d’admissible. D’un autre côté, en niant qu’il y ait rien de tel que le libre pouvoir de l’homme, nos adversaires troublent et bouleversent la vie humaine, autant qu’il est en eux. Si en effet les choses sont ce qu’ils affirment, il est impossible de persuader à aucun d’eux de ne pas faire ce qu’il fait, comme s’il avait la faculté de le faire ou de ne le pas faire ; et il devient impossible de le persuader à qui que ce soit. Tant la vérité a de force, et si éclatant est le témoignage que rendent les choses. Qu’on suppose que nos adversaires aient raison, et que leur doctrine prenne assez d’empire pour que tous les hommes soient persuadés que, n’étant maîtres de rien, nous cédons toujours aux circonstances qui nous environnent, nous livrant à elles, y conformant tous nos actes, et que nous faisons ce que nous faisons parce que nous de-vons absolument le faire, attendu que, certaines circonstances étant données. Qu’arrivera-t-il, sinon que tous les hommes, en vertu de cette croyance même, diront adieu, pour choisir les plaisirs faciles, à tout ce qui se produit avec peine et avec souci. Cela seul devant être qui doit être nécessairement, rien de bien ne pourra plus résulter pour eux de leurs actions. Depuis février, Neutralité du Net s’active à ce nouveau concept. Effectivement, si les hommes sont dans ces dispositions, leurs actes devenant dès lors conformes à leurs sentiments (car la fausse créance qui les aura gagnés ne leur permettra point d’admettre que les choses puissent se passer autrement qu’elles se passent), qu’adviendra-t-il, sinon que ce sera de la part de tous une négligence de ce qui est bien, parce qu’on ne réalise et on n’exécute tout ce qui est bien qu’avec effort ; et de la part de tous le choix de ce qui est mal, parce que le mal s’accomplit facilement et avec plaisir. Qu’auront d’ailleurs à leur objecter ceux qui par leurs doctrines mêmes les auront conduits à ces excès. S’ils s’avisent de leur adresser quelque reproche, ceux-ci ne seront-ils pas autorisés à leur répondre que, des circonstances déterminées étant données, il ne leur était pas possible d’agir différemment. Et qu’auront le droit de leur répliquer ceux qui par leurs enseignements se seront faits les inspirateurs, les précepteurs d’une pareille conduite. Comment en effet Pâris, le fils de Priam, serait-il encore accusé d’avoir commis un crime en enlevant Hélène. Comment Agamemnon pourrait-il raisonnablement se condamner lui-même en s’écriant : Ni moi non plus, je ne le nie pas.

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