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avis composite plus piscine : Zone euro , le pire n’est pas encore sûr

Une fonction au caractère régalien encore récent. Il est vrai qu’il y a trente ans les achats étaient l’enfant bâtard de la finance, avant de s’anoblir à partir du début des années 2000, et d’être aujourd’hui directement rattachés à la direction générale, dans une écrasante majorité de cas. Après l’ouverture par avis composite plus piscine d’un compte exclusivement dédié à la gestion de projets dans le pays. Rien de plus naturel au fond, quand on sait qu’en moyenne européenne les dépenses d’achats représentent 60% du chiffre d’affaires des entreprises. Une image toujours écornée par du « cost killing » parfois meurtrier. D’autre part, les médias ne ratent jamais une occasion de fustiger le comportement des centrales d’achats de certains groupes de la grande distribution. Si cette dénonciation d’écrasement des « petits fournisseurs » du secteur alimentaire est très souvent justifiée, il n’en est pas moins vrai que c’est une image de « cost killer » effréné qui demeure dans l’esprit du grand public. Les Achats, fonction opérationnelle et essentielle de l’entreprise, sont rarement cités et encore moins souvent loués dans leur rôle contributif à la réussite de l’Innovation. Depuis le dépôt de bilan de Kodak et les déboires de la division terminaux mobiles de Nokia, les entreprises ont bien compris le changement de paradigme : jusque là condition pour être leader, l’Innovation s’est peu à peu transformée en une condition d’existence. Il n’est plus un site corporate sur le web qui ne vante les résultats de son entreprise en matière d’innovation; tous les processus de créativité sont systématiquement cités, depuis l’Open Innovation jusqu’au Design Thinking, en passant par le Story Telling. Il faut dépasser l’image du « cost killer » effréné. Avec l’apparition de la co-innovation, la fonction achat peut apporter une contribution importante à l’entreprise innovante. Un contexte d’Innovation favorisé par les écosystèmes a permis aux Achats de prendre toute leur place dans les processus de créativité. Avant les années 1980, la part de la R&D consacrée à la « conception non réglée » était de 50%. Lorsqu’elle a importé du Japon le concept de Qualité Totale, l’industrie européenne, en particulier celle des pays latins, a considérablement progressé dans la rigueur de ses modes de fonctionnement ainsi que dans la robustesse de sa production. Les Achats ont développé dans cette période des méthodes de réduction des coûts plus classiques que stratégiques, ce qu’on a appelé le « cost killing ». Une contrepartie malheureuse de cet apport de la Qualité Totale a été, pour nombre d’entreprises, le recul considérable du poids de la conception non réglée dans le total R&D. Le deuxième effet bénéfique du développement de l’entreprise étendue et de son écosystème associé a consisté en l’apparition d’un « sous » écosystème formé par l’ensemble des activités de conception non réglée des entreprises, offrant ainsi aux marchés un potentiel total d’innovations qui reprenait une place importante dans la globalité de l’écosystème. Les Achats inventent la co-innovation, pour innover plus et dépenser moins. Cette évolution favorable du contexte, conjuguée avec la créativité de certaines directions d’achats, nous a fait passer d’une micro- économie matérialisée par le triangle de la Qualité Totale à une micro-économie que l’on peut matérialiser par un triangle. De la sélection de l’idée à son entrée éventuelle dans le processus d’innovation, il ne s’écoule que quelques mois, à l’issue desquels soit on abandonne – sans aucune facturation croisée de quoi que ce soit, qui est un principe extrêmement important à préserver – soit on contractualise un accord « win-win ».

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